La perception du risque, un défi majeur en prévention.

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L’homme se croit protégé et c’est le cas, contre la pluie. Mais a-t-il perçu tous les risques ?

Vendre la prévention chez les commerces, garderies et petites entreprises nécessite un grand pouvoir de persuasion. La prévention n’est pas « glamour » et ne génère pas de bénéfices concrets pour les entrepreneurs… jusqu’à ce que survienne un accident grave.

Peu importe à quel niveau on intervient : fédéral, provincial, municipal, institutionnel, industriel ou entrepreneurial, parler de risques fait des intervenants en prévention et en mesures d’urgence des prophètes de malheur.

« Il n’est jamais rien arrivé »

C’est ce qu’on entend souvent lorsqu’on parle de prévention. Pourtant, lorsqu’on analyse l’environnement de travail, on découvre souvent des risques bien réels, ignorés par les entrepreneurs. Mais pourquoi attendre un accident grave pour agir en prévention ? À cause de la perception du risque, notre bête noire.

L’individu se protège selon les risques qu’il perçoit. Mais la perception du risque est notre pire ennemi. Influencée par de nombreux facteurs, notre capacité à percevoir les risques diffère d’un individu à l’autre :

  • Notre vécu, notre éducation, notre exposition à des incidents ou accidents influencent notre degré de vigilance.
  • La méconnaissance ou l’ignorance des conséquences, ainsi que notre degré de témérité influencent notre motivation d’agir.
  • Notre capacité à analyser notre environnement, notre accoutumance à un milieu ou à une tâche influencent notre habileté et notre acuité à constater ce qui ne tourne pas rond.

Ce sont tous des facteurs influençant notre perception des risques et intervenants sur la capacité des préventionnistes, gestionnaires de risques, planificateurs en mesures d’urgence et autres professionnels de la prévention à accomplir leur mission. Et il y en a bien d’autres, comme le manque de temps, de connaissance et de ressources qui porte les petits entrepreneurs à balayer la prévention sous le tapis.

Le facteur humain

Que ce soit volontairement ou involontairement, l’humain est le principal facteur défaillant de tout système. Le facteur humain est la contribution humaine impliquée dans un événement, incluant l’erreur humaine, la négligence et l’altération de sa perception du risque. Le facteur humain concerne également l’étude des raisons aboutissant à une erreur humaine. On peut citer comme exemple les erreurs de pilotage, les erreurs judiciaires, ou les erreurs de programmation.  Lorsqu’on analyse un accident, il est très rare qu’il n’y ait pas plusieurs causes et le facteur humain intervient presque toujours. En prévention, on doit toujours viser à contrer le facteur humain.

La carotte et le bâton

Dans nos belles contrées, la quasi-absence d’inspections de la part de la CNESST et des préventionnistes en incendie atténue grandement le sentiment d’obligation et la peur des conséquences chez plusieurs entrepreneurs. Il s’agit là d’un des facteurs humains. Si en plus leur perception du risque est altérée, ils s’exposent à des dérogations aux lois et règlements en vigueur en matière de prévention des incendies et d’accidents et ils pourraient subir d’importantes conséquences en cas d’accident, pouvant même aller jusqu’à des peines pénales ou criminelles. Et si ces entrepreneurs opèrent des commerces où ils accueillent du public, ils s’exposent en plus à des poursuites judiciaires et une mauvaise réputation qui pourraient bien entraver la poursuite de leurs affaires.

Cet article vous interpelle ?

Je le souhaite bien. Si la prévention est généralement bien ancrée dans les grandes entreprises et les milieux syndiqués, les petites entreprises, elles, ont beaucoup de chemin à faire. Et lorsqu’on pense que les petites entreprises génèrent la majorité des emplois au Québec, il y a lieu d’être très inquiets pour ces travailleurs.

Si vous opérez une petite entreprise, vous le savez : le recrutement et la rétention du personnel est un défi bien actuel. Il faut prendre soin de notre personnel et ça débute par la prévention. Et la prévention, fait aussi partie du service à la clientèle. On ne veut pas qu’un client subisse un accident dans nos locaux. 

La prévention favorise la pérennité de votre entreprise en réduisant la probabilité qu’un risque se concrétise.

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