Le facteur humain… et je ne vous parle pas du gars de Postes Canada.

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Les accidents ou incidents occasionnés par le facteur humain sont légion. En fait, on dit même que l’humain est le principal facteur défaillant de tout système ou processus.

C’est l’étude des catastrophes aériennes entre les années 1920 et 1970 qui ont permis de mettre en lumière le facteur humain. Alors qu’on croyait que ces accidents étaient dus à des défaillances mécaniques, la météo ou à la fatalité, on s’est rendu compte que l’humain était concerné la plupart du temps. De 1970 à 1990, on a beaucoup développé la science du facteur humain et on s’est appliqué, en aéronautique, à contrer le risque et les conséquences des erreurs humaines. Si bien qu’aujourd’hui, l’aviation est le moyen de transport le plus sécuritaire.

Saviez-vous qu'un avion gros porteur s'est déjà écrasé à Sainte-Thérèse-de-Blainville ?

Le 29 novembre 1963, une semaine après l’assassinat de John Kennedy, le Québec était marqué par une tragédie qui a longtemps été le pire accident aérien au Canada.

Un DC-8 de Trans-Canada Airlines (qui deviendra Air Canada en 1965) piquait du nez et s’écrasait à Sainte-Thérèse de Blainville (aujourd’hui Blainville), quelques minutes après son décollage de l’aéroport Dorval vers 18 h 30. C’était un vendredi soir, et plusieurs hommes d’affaires rentraient à Toronto.

Les 118 passagers et membres d’équipage sont morts sur le coup et les débris de l’appareil se sont éparpillés dans une scène de désolation.

Cette tragédie est attribuable à une mauvaise conception du compensateur de tangage : Le facteur humain est impliqué.

La science des facteurs humains étudie les caractéristiques, les capacités et les limites humaines qui influent sur la façon dont les gens interagissent avec leur milieu, y compris leur lieu de travail.

 Les facteurs humains englobent plusieurs éléments, y compris :

 La capacité d’une personne à penser, à raisonner et à prendre des décisions

 L’état mental et physique de la personne peut faire obstacle à l’analyse d’un problème, à la planification et la communication des décisions et à la capacité de travailler en équipe. 

Les habiletés cognitives peuvent être modifiées par des facteurs tels :

  • le manque de sommeil, l’anxiété, la colère, la tristesse;
  • les biais cognitifs et affectifs;
  • la conscience situationnelle;
  • l’alcool, les drogues et les médicaments sur ordonnance;
  • l’état de santé physique et la dépression.

Source : Comprendre les capacités et limites humaines

Les facteurs liés au lieu de travail

Les interruptions, les conversations non pertinentes et le bruit peuvent distraire et influer sur le rendement.

 L’ergonomie et la façon dont l’équipement et la technologie sont utilisés :

  •  La conception de l’équipement et les interfaces utilisateur peuvent faciliter ou entraver leur utilisation appropriée.

Le facteur humain doit être pris en compte dans la conception des produits et dans l’élaboration des processus, non seulement pour la sécurité du produit même, mais aussi pour contrer les erreurs ou les mauvaises utilisations. Il faut toujours y penser. On l’a vu dans le développement de la sécurité aérienne et on le voit actuellement dans le développement de la sécurité routière, avec l’intégration des systèmes d’aide à la conduite qui visent à contrer l’erreur humaine.

Une machine est-elle plus fiable qu’un être humain ? Tout dépend de son concepteur et de son utilisateur.

Voici deux exemples éloquents de ce que nous fait faire le facteur humain

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