L’inhalation d’ammoniaque dans le sport : Plus risqué qu’on le croit.

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Les sportifs amateurs ont tendance à imiter leurs idoles. Malheureusement, ce n’est pas toujours pour le mieux. L’inhalation d’ammoniaque par des vedettes comme Tom Brady et d’autres athlètes professionnels incite les amateurs à faire pareil et on retrouve maintenant chaque jour des capsules et des contenants d’ammoniaque dans les chambres des joueurs. Or cette mode n’est pas sans risques.

L’ammoniaque est un produit dangereux !

Jadis, l’ammoniaque était utilisée dans le monde médical pour réveiller les personnes inconscientes. Cette pratique a été abandonnée il y a plusieurs décennies suite à des accidents qui ont parfois causé la mort.

L’ammoniaque est notamment contre-indiquée chez les patients qui ont subi une commotion cérébrale et chez ceux qui ont une condition cardiaque. Le boost d’adrénaline, lors de son inhalation, occasionne en effet une augmentation du rythme cardiaque et, inévitablement, de la pression artérielle. Ainsi, un léger saignement suite à une commotion cérébrale pourrait se transformer en hémorragie dévastatrice. On a vu des infarctus chez des patients à risques, entraînant l’arrêt cardiaque dans certains cas.

Un effet placébo

L’effet de l’ammoniaque sur les sportifs est davantage psychologique que physiologique. Bien qu’il puisse être fulgurant, le boost d’adrénaline occasionné par l’inhalation d’ammoniaque ne dure que quelques secondes. Il n’y a aucun effet tangible sur la performance des athlètes, si bien que l’Agence antidopage n’a pas réglementé l’usage de cette substance.

L’inhalation d’ammoniaque n’est pas sans conséquence

L’ammoniaque est un produit irritant. Bien qu’il soit en faible concentration dans les capsules de sels et les produits en vente libre, les dangers pour la santé dépendent de quatre facteurs : sa toxicité, sa concentration, la durée et la fréquence des expositions. L’inhalation d’ammoniaque à répétition comme c’est pratiqué dans le sport peut occasionner des irritations, voire même des brûlures des muqueuses du nez, des yeux et des voies respiratoires. Des dommages irréversibles pourraient en résulter.

Si les millionnaires du sport veulent sniffer de l’ammoniaque, c’est qu’ils cherchent à atteindre une performance justifiant leur salaire. Mais est-ce que ça vaut la peine chez un athlète amateur ? Il faut aussi mettre en contexte l’environnement dans lequel les professionnels évoluent. Ces athlètes bénéficient d’un suivi médical serré de la part des médecins de leurs équipes, ce qui n’est pas le cas de nos athlètes amateurs.

Une responsabilité partagée

Dans un milieu de travail, la CNESST interviendrait sans aucun doute si les travailleurs étaient exposés à la même fréquence et à la même concentration d’ammoniaque. J’invite les entraîneurs à réfléchir sur les conséquences de cette mode et à intervenir auprès de leurs athlètes. Et j’en appelle aux associations sportives pour interdire formellement toute pratique tentant à influencer la performance du corps humain. Aucune d’entre elles n’est sans conséquence.

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